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lundi 17 juillet 2017

Femmes, Solidarité, Cheveux afros Etc...



Cet article dort dans mes brouillons depuis une éternité! J'écris, j'efface...je relis...
Je pense que cet article me tient beaucoup à coeur  et c'est la raison pour laquelle il sort un peu plus péniblement.
Je n'avais pas envie de l'écrire sur le coup de l'émotion, quelle qu'elle soit.

Je navigue dans le milieu du cheveu afro au naturel depuis un certain nombre d'années maintenant et plus largement dans le monde afro artistique ou militant.

J'y ai rencontré ou croisé de nombreuses personnes. J'ai pu aussi y observer pas mal de choses qu'elles soient positives ou négatives. Les belles découvertes ont été nombreuses sur bien des aspects.

Malheureusement, les déconvenues et déceptions ont aussi été très/trop nombreuses.

Toutes ces choses observées l'ont été aussi bien chez les autres que dans des relations que j'ai pu avoir de près ou de loin avec certaines personnes.

Il est temps pour moi de tirer un premier bilan de ces observations. Car comme dans le monde du travail, dans les familles, il est possible de distinguer plusieurs grands types de comportements ou de personnes. Et malheureusement encore, tout au long de ces années les mêmes erreurs ont été répétées.

L'une des choses qui m'intrigue le plus, c'est la place de la femme dans ce "phénomène", "tendance" ou je ne sais quoi d'autre, relatif à l'engouement pour les cheveux afros.

Ce dont il est question dans le présent article est donc la place des femmes afros descendantes, leur rôle et la manière dont elles interagissent entre elles et en particulier dans la NappySphère.

Je pense que cet article tombe à pic avec cette tendance au revival du féminisme et plus particulièrement de l'afro féminisme, de l'importance de l'estime de soi et tout ce qui va avec.

D'ailleurs, pour ouvrir et fermer rapidement la parenthèse, cette histoire d'Afroféminisme est un concept que je ne pense pas maîtriser. J'ai comme l'impression, de par mes lectures, que tout le monde ne s'entend pas sur ce qu'est l'Afroféminisme, son origine et surtout ce qu'il englobe.
Rien ne vous empêche de vous faire votre propre opinion et surtout vos propres recherches (évidemment en voyant plus loin que les portes drapeaux médiatisés du féminisme...).

Pour en revenir à notre sujet initial et je le répète à nouveau, il s'agit ici d'exposer mes observations, mon expérience...

Les femmes et leur rôles dans la mise en valeur du cheveu crépu

Je ne vais pas refaire ici l'histoire de l'évolution récente du mouvement de retour au naturel...

Il s'agit de répertorier sommairement tous les supports d'information que l'on peut trouver ainsi que les initiatives qui ont vu le jour ces 15 dernières années. Cela permettra de voir l'évolution et faire le point sur ce qui se passe aujourd'hui.

Evidemment je n'aborderai que ce qui se passe en France car j'y réside. Même si ce qui se passe ici a une forte connection avec les USA en matière de tendance.

Tout d'abord, il faut noter qu'internet et ses mutations ont mécaniquement impacté les acteurs et les initiatives.

Etape 1
Forums de discussion et livres :
Des personnes (des femmes majoritairement) en recherche d'information, se sont regroupées sur des forums de discussion afin d'échanger leurs astuces, mais aussi de discuter sur une problématique qui les concernait.
Il était reproché un manque de professionnalisme des coiffeurs afro et les USA en terme de produits et de techniques de coiffures étaient la source principale.
Les livres auxquels se référer étaient majoritairement en anglais, jusqu'à la parution du livre de Juliettes Smeralda "Peau Noire Cheveux Crépus, Histoire d'une aliénation".

Ce livre est vite devenu la bible de nombreuses Naturalistas et surtout à ouvert les débats sur l'origine du défrisage systématique des cheveux crépus. Tout cela dans une période mouvementée post loi Taubira.

Etape 2
Les événements dits internationaux comme Boucles d'Ebène ont poussé un peu plus loin grâce à un rassemblement sur plusieurs jours des acteurs professionnels ou non dans le domaine du cheveu afro. Ce rdv, à l'époque, (mais plus maintenant) permettait de discuter sur les thèmes culturels ou historique et artistiques.

Etape 3
Les réseaux sociaux :
Leur arrivée à clairement changé la donne et "boosté" auprès du public les informations concernant les cheveux afros, mais surtout la manière de les entretenir.
Tout d'abord les vlogs ont permis d'être plus précis dans les explications et dans le partage des expériences personnelles.
Les blogs ont évolués, mais c'est surtout la manière de partager qui a évolué. Une connection est plus forte entre l'auteur(e) et le lecteur/follower.

L'apparition des premières gammes spécifiques aux cheveux afro naturels : 
A un moment, elles se comptaient sur les doigts d'une main. Et puis certaines apparaissaient pour disparaître aussitôt.
Mais en tout cas, fini de devoir faire les commandes groupées ou payer des frais de ports impossibles! Même si trouver certaines marques reste quand même une chasse au trésor par moment.
Heureusement, plus en plus de marques sont disponibles et surtout font de plus en plus attention à leur composition et leur efficacité sur cheveu afro naturel.

Il est important de noter que pour la très grande majorité, ces gammes sont à l'initiatives de femmes pour la plupart déjà mamans. Les porteurs de projets d'événements sont aussi majoritairement féminins.

Etape 4
Mutation des réseaux sociaux :
Les réseaux sociaux sont de plus en plus présents et utilisés, et surtout certains se démarquent par leur nombre de followers mais aussi les marques qui les sponsorisent.
De nouveaux supports arrivent tels que Instagram.
La manière de publier diffère aussi et le contenu devient de moins en moins technique. Il s'agit plus de montrer les résultats et de se diriger vers un aspect purement esthétique (publication mode et maquillage de plus en plus fréquent et moins de cheveux...)
Pendant ce temps, les gammes spécialisées sont toujours confidentielles et les coiffeurs afro spécialisés peu (re)connuset peu visibles.

Entre l'étape 2 et l'étape 3, de plus en plus d'événements voient le jours , qu'ils soient à l'intiative de blogueurs, de marques ou de créateurs d'événements.

Toutes ces choses imbriquées, évidemment, révèlent des ego, des tensions et des incompréhensions.
Des événements se retrouvent en doublon, certains sont même en collision dans l'agenda.

Le point essentiel a remarquer dans tout cela est que la grande majorités de ces initiatives est portée par des femmes. Ce qui m'amène à la réflexion sur le point suivant.

Les femmes et la solidarité

Une solidarité existe, elle est d'ailleurs souvent le moteur de toutes ces initiatives, mais ses contours doivent être plus clairs et surtout il y a un gros travail d'égo à faire.
Est-ce lié à la nature humaine? Est-ce lié à notre ère contemporaine qui mise sur la notoriété, ce besoin de reconnaissance?

Force est de constater que cela a des conséquences : souvent les sourires sont de façcade et les trahisons courantes. D'une part certains cherchent à conserver leur statut et font en sorte de faire le ménage afin d'éviter la concurrence.
D'autres, les dents rayant le parquet, sont prêts à tout pour se faire une place au soleil.
Certains autres naïfs se font broyer ou sont découragés et abandonnent...

Et puis il y a aussi ces non dits, ou incompréhensions car personne ne veut faire le premier pas...ou qu'en face la critique n'est pas acceptée...

Paradoxalement, ces derniers temps nous assistons à un "revival"du féminisme, il va être reproché aux hommes leur ego et leur fierté un peu surdimentionnée...reproché à la société de ne pas laisser sa place à la femme ou du moins de lui assigner une place qu'elle ne désire peut être pas.

En tout cas, côté égo mal placé, de ce que j'ai pu observer, les femmes ne sont pas en reste...

Solidarité affichée vs solidarité réelle

En voguant par-ci par-là j'ai pu observer, voir, entendre de réels cas de non solidarité. Des crasses, des mensonges, de la diffamation, de l'égoïsme...

Cette non solidarité que j'évoque se traduit simplement par exemple par le fait que certains événements font doublon, dans le sens ou il aurait été possible d'unir les forces pour faire réellement changer les choses au sein de la communauté afro et surtout dans le monde des cosmétiques ou professionnels de la coiffure.

Le constat est là : malgré la taille de certains événements : ou sont passés les professionnels de la coiffure? Pourquoi si peu de visibilité pour les cosmétiques adaptées en dehors de ces événements?
Pourquoi dans certaines initiatives, les personnes qui savent vraiment, qui ont l'expertise dans un domaine ne sont pas invitées, voir mises en avant afin que le public puisse continuer à être informé et affûte son discernement pour faire des achats conscients?

La vrai solidarité aurait été de s'unir sans regarder les aspects personnels ou de personnalité, car la solidarité veut que l'on se mette d'accord sur un objectif à atteindre.
En façade tout le monde veut la même chose, mais chacun veut faire à sa manière ou chacun veut en retirer la gloire.
Mais il s'agit là d'intérêt public qu'on le veuille ou non. Et il semble que cela n'est pas encore compris par suffisamment de monde....

Car à défaut de le répéter : Aimer sa chevelure crépue est aussi un acte militant!

Un acte qui nous permettra de survivre économiquement ou du moins de ne pas se laisser manger tout cru! Qui nous permettra de préserver notre santé et celle de nos enfants! De préserver la diversité des cultures du monde afro et surtout de ne pas laisser s'éteindre notre mémoire. Qu'on le veuille ou non, nos cheveux sont des éléments de transmission de nos cultures, de nos histoires, d'éducation.

Arrêtons les événements et annonces cosmétiques. Arrêtons de poser des pansements qui ne sont pas à la taille de nos blessures.
Arrêtons de construire du creux, des panneaux qui ne cachent que la misère.

Apprenons à entendre les choses, à aiguiser notre vision et voir plus loin que le bout de notre nez.

Appliquons la solidarité, la vraie. Ou à défaut laissons les autres construire leur bout de chemin. Il y a de la place pour tout le monde.

Pour finir...
Il ne s'agit pas ici de dire que ce "petit" monde majoritairement animé par des femmes est mauvais, car j'ai aussi vu des merveilleux moments de partages, d'échanges, de réelle avancée main dans la main. Des rencontres qui ont abouti ou aboutiront à des projets magnifiques.

Et la conclusion de cet article justement est de mettre en lumière le travail effectué depuis toutes ces années par tant de femmes aux parcours tellement différents.
Certaines se sont lancé dans de nouvelles aventures laissant un travail supposé intéressant, mettant en péril l'équilibre familial.
Certaines sont seules avec plusieurs enfants. D'autres ont des soucis de santé que l'on ne peut soupçonner, mais gardent le sourire et sont même de sacrées locomotives!

Si le secteur du cheveu afro bouge, c'est aussi et surtout grâce aux femmes qui n'ont pas peur du changement et souhaitent le meilleur pour les générations futures.

Toutes ces femmes refusent la place que la société actuelle veut leur réserver. Elles sont là pour casser les codes et créer de nouvelles valeurs.

A nous de soutenir ces initiatives, femmes comme hommes. A nous de creuser, de faire preuve d'esprit critique et d'initiative et éviter les coups d'épée dans l'eau.

Donnons une nouvelle définition et un nouveau visage à la solidarité.

vendredi 25 mars 2016

Mais où sont passés nos professionnels de la coiffure afro??

Avant de commencer cet article et rentrer dans le vif du sujet, sachez que nous allons relancer les rencontres "open mike" durant lesquelles nous allons nous rencontrer autour de sujets relatifs à nos cheveux et la manière dont nous les appréhendons, dont nous les traitons.

Le sujet de ce poste sera traité, je l'espère en présence de professionnels de la coiffure qui sont les premiers concernés et ont certainement des réponses à apporter aux clients ou ex clients que nous sommes.



La question que nous nous posons aujourd'hui est simple : Où sont passés les professionnels de la coiffure afro?

Le retour au naturel de plus en plus de femmes s'accompagne souvent des arguments suivants :
-manque de conseils ou conseils inadaptés de la part des coiffeurs
-des produits et pratiques inadaptés
-mauvaise gestion/accueil de la clientel
-tarifs inadaptés
etc...

Ces arguments pululent sur les réseaux sociaux, les événements dédiés et en face...rien..aucune réponse globale.

Voyons quelles réponses pourraient être apportées (du moins, celles que nous consommateurs attendons):

Présence sur les réseaux sociaux

Quoi de mieux que la preuve par l'image!
Coiffeurs, prouvez nous que nous avons tord! Montrez nous le résultat de votre travail. Les réseaux sociaux sont gratuits pour la plupart! Pourquoi n'y a-t-il pas de vidéos sur youtube, de photos sur instagram?
Et même, investir sur une séance photo, ne revient pas si cher. Les youtubeurs et blogeurs, eux investissent dans du matériel. et je ne pense pas qu'à leurs premières publications ils soient experts en photographie...au pire ils recrutent quelqu'un...

Pourquoi la majorité de tutoriels sont-ils faits par des amateurs? Ou plutot pourquoi sont-ce les leurs qui ont pignon sur rue? Il n'est pas question de juger ou sous estimer le travail qui est fait puisqu'il est dit plus haut que beaucoup d'entre eux investissent en matériel et en temps.

Présence physique

Pourquoi est-il si difficile, même en 2016 de trouver les adresses de coiffeurs afro et compétents en cheveux naturels? En 2003 ou 2007, j'aurais pu comprendre que la question se pose...
Est-ce en lien avec ce manque de présence sur les réseaux sociaux et plus largement sur internet?

Pourquoi ne sont-ils pas présents sur la masse d'événements qui s'organisent sur l'année? A défaut de prendre la parole lors de conférences ou expo, pourquoi ne pas prendre un stand pour explquer, montrer son travail, faire tomber les préjugés?

Sur les expo vente vous en trouverez certains, peu nombreux, mais surtout vous en verrez plus occupés à promouvoir une marque ou un type de produits que de vendre des prestations Le produit est au centre de la pretation et non la cliente et ses cheveux.

Certains ont entamé cette démarche de proximité, organisent des ateliers,v mais il faut aller plus loin. A défaut d'être au centre de Paris, il faut donner envie à la clientèle de se déplacer et pour cela elle doit avoir confiance.

Reconquête de la clientèle

Il semble que cela soit la clé pour améliorer l'image du coiffeur afro qui ne sait pas prendre en charge les cheveux naturels afro.
Le coiffeur qui vous fait poireauter une demi journée voir plus pour un résultat passable.
Le coiffeur qui vous charge en fonction de la masse de vos cheveux et/ou vous propose (force la main pour acheter) une gamme de produits qui ne convient pas.

C'est malheureux à dire, mais ils doivent faire leur preuve. Certains ont de bons retour de la part de leurs clients car ils ont tous compris (prise en charge à l'heure, boisson chaude et petits gateaux + conseils et diagnostics), mais ils sortent de l'oeuf et sont trop peu nombreux pour pouvoir répondre à la demande grandissante (j'en ai à vous conseiller!). Certains ont même travaillé à leur propre gamme.

Il est temps que les coiffeurs professionnels se réveillent. Car le vide n'existe pas dans la nature et encore moins en matière de business.
Des plate-formes d'échanges de services émergent, mais il ne s'agit pas pour la majorité de service proposés par les professionnels. Nous restons dans le dépannage, dans le bricolage.

Le revers du net et en particulier ces dernières années, est de donner l'illusion que tout le monde peut tout faire. Des spécialiste et des experts auto proclamés apparaissent. Des marques, s'engoufrent dans la brèche proposant du sponsoring afin d'accéder plus facilement à une nouveau public ou un public à reconquérir.

Tout cela nous pourrons en reparler de vive voix. N'hésitez pas à laisser vos commentaires sous l'article ou bien de réagir sur notre groupe (si vous en faites partie) sur notre groupe FB.

dimanche 20 mars 2016

Versatilité des cheveux afros...


Depuis un moment maintenant j'observe l'apparition d'un mot à la mode qui est la "versatilité" du cheveu afro.

Loin de moi l'idée d'être une mauvaise langue, mais ce terme est souvent associé à l'admiration portée au résultat suite à un lissage (la méthode n'est pas le sujet ici).

Ce mot m'a piqué les yeux des le début, car pour moi le mot versatile n'est pas un adjectif des plus "positif" ce qui me fait un peu tiquer lorsque je vois que certains rechignent à utiliser le mot "nappy" qui ui même désigne quelque chose de réel.

Je m'explique sur cette gêne que provoque ce mot : en effet, l'utilisation du mot "versatilité" en français que nous observons sur des postes de naturalistas (FB/youtubes, Insta etc...) est une traduction erronée.

En effet, en anglais, le mot "versatility" est un faux ami, comme disait nos professeurs d'anglais au collège ou au lycée.

Voici les définition que vous pourrez trouver dans le dictionnaire :

Définition en francais
VERSATILITE => du mot, "versatile", adjectif : "qui change facilement d'opinion (synonyme : changeant, inconstant, qui est sujet à des volte-face soudain"...défintion trouvées dans le larousse internet et  Le Robert de poche papier...)

Autant dire qu'il ne s'agit pas d'une définition très glorieuse et encore moins que l'on puisse attribuer au cheveu crépu. Je pense que si l'on doit utiliser ce mot dans son acception initiale pour désigner le cheveu afro, cela veut dire que l'on corrobore le fait que celui-ci est donc incoiffable et indomptable...

Définition en anglais
VERSATILE => adaptable, ajustable, all-purpose, flexible, functional, multifaceted etc...
(défintion TV5 et reverso sur le net)

Autant dire que l'on n'est pas dans le même registre que la définition en français et que l'utilisation de ce mot est plutôt positive.

L'autre chose qui me gène avec l'utilisation de ce mot est son association au lissage du cheveu afro.
Loin de moi la paranoia, mais ces commentaires admiratifs accompagnant un cheveu lissé, me sidèrent.
A croire que le lissage du cheveu est une manipulation extraordinaire.
A croire que cette diversité qu'offre le cheveu afro se résume à cette technique!!

Il me semblait que toutes les initiatives auxquelles nous assistons avaient pour but de montrer autre chose à défaut de se débarrasser définitivement de cette technique!

La leçon à tirer de ce petit cours, est qu'il faut absolument arrêter de suivre les modes flash lancées dans la nappysphère et surtout si l'on suit de près ce qui se fait chez nos amis anglo-saxons : vérifiez la défintion des mots utilisés.
Comme vous pouvez le constater plus haut, un petit clic sur le net ou un dico classique, remet les choses bien souvent à leurs places.

Si vous souhaitez louer la diversité des coiffures possibles sur cheveu afro, évitez ce mot, il y en a tant d'autres en français!!

lundi 11 mai 2015

Parce que nous le valons bien...mais surtout...Parce que nous valons plus que cela



Ce billet d'humeur je l'ai lu lors de mes précédentes interventions. Et je compte le lire aussi souvent que possible afin de passer ce message et faire entendre ce coups de gueule que nous sommes nombreux à partager.

Il n'est pas question ici de mettre tous le monde dans le même panier, mais surtout relever des paroles et des intentions qui se révèlent dangereuses. Il s'agit même de désinformation et de faire en sorte que le travail entrepris depuis plusieurs années maintenant ne soit pas ruiné pour des raisons uniquement commerciales et pécunières.

Voici le texte en question que vous pouvez reprendre sur vos blogs, profils fb, ou autre support (en n'omettant pas de citer la source svp!)

C'est un texte que j'ai écrit suite au visionnage d'une intervention télévisée d'un représentant d'une grande firme cosmétique durant laquelle le monsieur prétend que le défrisage des cheveux des petites filles est pratique, qu'il permet d'éviter les alopécies de tractions du au  coiffage quotidien qui prendrait 1h à 1h30...(je résume hein...).

Cette vidéo date de 2011, certes. Depuis, sur ce même plateau c'est une dame qui est venue représenter la marque. Mais ce n'est pas une raison pour laisser passer. Il est vrai que depuis 2011 l'eau a coulé sous les ponts et depuis nous avons droit à des publicités TV pour les produits défrisants! La plupart des grandes marques de supermaché ont leur gamme dite "ethnique" (quoi que ce mot devienne un peu tabou). La cerise sur le gâteau est tout de même ce kit de défrisage non permanent qui permet de passer du défrisage au naturel en un clin d'oeil (soit disant, car je n'ai pas testé et ne compte pas le tester).

Ce qui me désolé c'est tout le crédit donné par certaines rédactrices de blog qui en font la promotion.

Avec toutes les marques à destination exclusive du cheveu afro, conçues et étudiées pour, par des femmes noires et souvent naturelles, je trouve cela dommage d'encore et toujours faire place nette pour les mastodontes qui n'en ont pas besoin, sauf pour conserver leur place de leader, qui vascille clairement.

Je vous mets le lien d'une blogeuse qui a tenu a répondre et donner des précisions dans un coup gueule suite à la rotation de cette vidéo en mars dernier de la vidéo incrimininée : ICI

En bref, voici le texte, ce manifeste par lequel nous voulons dénoncer tout cela! Bonne lecture!!

  • Nous femmes, hommes, parents, consommateurs et noirs refusons le mensonge qu'il soit par omission, volontaire, par exagération ou désir de plaire. Nous revendiquons le droit primaire de veiller à notre santé et le droit de protéger celle de nos enfants
  • Nous revendiquons le droit d'élever et d'éduquer nos enfants et particulièrement nos filles afin qu'elles ne soient pas considérées comme des portte-feuilles ambulants dans lequel n'importe quel groupe industriel cosmétique peut venir piocher au motif que son buget alloué à ce « plaisir » soit 7 fois supérieur à celui d'une autre femme non-noire.
  • Nous ne pouvons tolérer qu'à une heure de grande écoute et sur une chaine du service public, sous prétexte de promotion, que le produit « défrisant chimique » soit présenté comme la solution miracle pour coiffer les cheveux des petites filles. 
    Qui parmi les « marchands de cosmétiques » est capable de nous garantir l'inocuité de ces produits à moyen ou long terme ??
  • En tant que mères, la majorité d'entre nous a pratiqué le défrisage plus ou moins régulièrement à partir de son adolescence, voir son enfance. Cela n'a pas forcément été notre choix. Mais nous somme bien placées pour connaître les conséquences à moyen et long terme : casse des cheveux, brûlures du cuir chevelu, alopécie temporaire ou définitive, démangeaisons, diverses problèmes du cuir chevelu... Certes, le résultat escompté est là : les cheveux sont lissés, mais à quel prix ??
  • Il est temps pour nous de lutter contre les préjugés véhiculés depuis maintenant trop d'années sur les cheveux crépus, de lutter contre l'idée que des produits miracle existent.
  • Nous, mères, pères, femmes et jeunes filles qui depuis quelques années maintenant nous mobilisons pour le réapprentissage des bons gestes, la recherches des bons produits, et des bons outils, ne souhaitons pas reproduire les schémas de hiérarchie de beauté imposé depuis de trop nombreuses années.
  • Devons-nous rappeler ce qu'est être une femme ?? : un être humain qui depuis trop longtemps maintenant doit justifier de sa position dans la société, dans le monde du travail, au sein de sa famille, se plier aux diktats changeants de la beauté et de la mode, donner la vie, subvenir aux besoins de sa famille...Tout cela nos filles devront l'assumer en étant noires.
  • Etre femme et noire c'est aussi porter le poids d'une histoire dure et douloureuse durant laquelle l'estime de soi a été malmenée, piétinée, rabaissée.
  • Rappelons aussi nous que la pratique du défrisage systématique du cheveu crépu est reconnu par l'UNESCO comme séquelle de la traite négrière !
  • Nous parents, femmes, hommes, jeunes fille devons rappeler aux marchands de cosmétiques » qu'il ne suffit plus de labelliser leurs produits avec la mention « ethnique » ou de rhabiller leurs flacons aux couleurs éthniques, tout comme certains le font déjà en rhabillant leur flacon de vert pour les transformer en produits naturel ou bio.
  • Puisque c'est sur nous qu'est rejeté la responsabilité de deviner, de connaître l'impact des produits que nous utilisons sans pour autant avoir la possibilité d'avoir un accès libre aux compositions (sous couvert du « secret de fabrication »), faisons bloc, soyons encore plus vigilents, soyons encore plus exigeants !
    Appliquons le principe de précaution.
  • Nous parents, hommes, femmes, jeunes femmes avons un devoir : celui de protéger les générations futures, d'êtres des consom'acteurs, également prêts à y mettre le prix, mais seulement si les produits le valent bien !!

Parce que nous la valons bien,
 parce que nous valons plus que ça !


dimanche 26 avril 2015

Pourquoi nous ne signerons pas cette pétition

Il y a quelque semaines, circulait sur le net une pétition demandant l'intégration de l'enseignement de la coiffure afro sur cheveux naturel dans le cursus d'apprentissage des coiffeurs (voir la pétition via le lien : ICI)



Les avis sur la question sont partagés : il y a ceux qui sont complétement pour et signent et ceux qui trouvent que cette pétition est inutile ou inefficace, et nous nous situons dans la seconde catégorie.

Les raisons pour lesquelles nous ne signerons pas sont simples et courtes. En fait, il s'agit principalement des questions :

Qui est, ou qui sont les auteurs de la pétitions?

Quel est l'objectif de la pétition : en soutien à un projet de centre de formation? A soutenir des étudiants en demande? Présenter les demandes à un ministère, un conseil, une marque?

Après cette pétition que se passera-t-il?

A cette dernière question, j'ai bien envie de répondre : Rien...

Vu qu'elle a commencé à circuler il y a au moins un mois.

En regardant de près la pièce jointe à la pétition, il s'agit d'une réponse à la publication d'un communiqué de par Fédération Nationale de la Coiffure...en 2012...
Peut être, est-ce ce passage du communiqué qui posait problème (voir le communiqué en entier : ICI)

"La réalisation de tresses africaines effectuée sur cheveux secs, sans lavage, ni traitement préalable, et sans prestation de coupe, est assimilée à un service de coiffure, de même que la pose de dreadlocks de rajouts ou d’extensions. De même, les techniques de pose d’extension sont très différentes et nécessitent des compétences que le suivi d’une formation de très courte durée ne peut apporter. De plus, la prestation d’extension s’accompagne parfois de coupe pour égaliser, toutes techniques qui ne peuvent échapper à l’obligation de qualification. Aussi, l’exercice des activités précitées doit donc être subordonné au respect de la réglementation et des conditions posées pour l’exploitation d’un salon de coiffure, à savoir la détention d’un Brevet professionnel de coiffure ou du brevet de maîtrise Coiffeur."

A part susciter de la frustration, de la rancoeur, que cela apportera-t-il?

A la lecture de ce passage justement, je me dis que la sécurité des clients est enfin prise au sérieux et surtout, fini tous ces salons clandestins dans lesquels les coiffeurs sont exploités.

A ce que j'ai pu lire, une pétition de ce genre avait déjà été lancé il y a quelque temps et ce sans résultat. 

Ce n'est pas l'idée de faire une pétition qui est gênante, mais plutôt le fait qu'elle ne se base sur rien de solide hormis le constat que rien n'existe.

Comme me l'a fait remarquer l'année dernière un auditeur d'une conférence à laquelle je participais lors de la journée "Sommet de la Beauté Divine", pourquoi attendre l'approbation d'autrui pour mettre en place nos centres de formations, pourquoi attendre que l'on nous donne l'autorisation?

Une de mes réponse a été la réglementation : c'est à dire que malgré la qualité, ou plutot quelque soit la qualité de la formation, il n'est pas possible à quelqu'un pour le moment de se former uniquement sur les cheveux crépus pour prétendre à l'autorisation d'ouvrir un salon de coiffure spécialisé ou même de se lanccer à son propre compte.
Pour le moment, il est toutefois possible de se former en complément de la formation initiale de coiffure "standard".

Avez-vous vu passer cette pétition? L'avez vous signé et pourquoi? Votre avis nous intéresse!!


dimanche 21 décembre 2014

Je fais ce que je veux avec mes cheveux?




Cet article moisit dans mes "brouillons" depuis le mois de septembre... je me suis laissée emportée par l'air du temps, mais aussi par des choses à faire par-ci par-là...

Mais cette fois, on y plonge pour de bon!

Cet article, comme beaucoup d'autres avant lui sur ce blog, éclot suite à une accumulation. Et souvent cette accumulation m'amène à être saoulée, énervée, agacée...

Ce sont pour certain des choses anodines, mais qui en réalité ne le sont pas et sont justemente le reflet d'un mode de pensée ambiant et souvent malsain ( à mon humble avis).

C'est vrai qu'à force d'avoir attendu pour écrire, certaines choses sont devenues floues, peut être obsolètes...

Mais en gros, il y en a un peu assez des commentaires inutiles sur telle ou telle pratique capillaire de telles bloggeuses, chanteuses, ou anonymes.
Ce qui est un peu agaçant n'est pas le fait que chacun peu avoir son opinion, ni même le fait qu'il l'exprime, mais tout est dans la manière.

Le fait d'être caché derrière son clavier, permet à certains/certaines des familiarités, voir pire d'insulter, de manquer de respect à des personnes qu'elles ne cotoient ni de près ni de loin.

Certain(e)s sur le net sont très loquaces et même aboient très fort! En fait, personne ne nous a prévenu mais il existe une police du net!

Alors, même si vous avez des convictions plus ou moins rigides, sachez que tout le monde n'est pas enclins à être d'accord et pour diverses raisons.

Il n'est pas interdit de donner son avis, loin de là! Mais comme j'aime le répéter : "il y a des manières de le dire".
Essayons de faire preuve d'empathie et de diplomatie face à quelqu'un qui n'est pas d'accord avec soi.
Usons d'arguments, et si l'on voit qu'en face, les oreilles sont fermés ou qu'il y a mauvaise foi et bien laissons tomber. Pas besoin de surrenchérir...c'est une perte de temps et d'énergie.
Si quiconque demande votre avis, n'ayez pas peur de dire que vous n'aimez pas. Et si votre réponse ne plait pas, et bien tant pis. Pas l'a peine d'aller au-delà...perte de temps et d'énergie aussi...

Cela est valable aussi bien pour un(e) anonyme que pour une célébrité.

Si Beyoncé, ne veut pas peigner sa fille pour X ou Y raisons, que cela change-t-il nos vies? Peut être la petite craint-elle des cheveux, peut être qu'ils la trouvent jolie comme cela, peut être qu'ils veulent qu'elle profite de sa liberté et ne veulent pas lui infliger une séance de coiffure traumatisante, peut être qu'ils veulent faire eux-même et ne savent pas comment...

Si Tia (ou Tamera, je ne les connais pas plus que cela), veulent laisser pousser les cheveux de leurs fils, c'est leur droit!

Si une bloggueuse aux cheveux long veut raser ou couper, qui cela dérange-t-il?
Si une autre veut lisser, qui cela dérange-t-il?
Si untel veut colorer ses cheveux, défaire ses locks, ou en faire, quel est problème vraiment?

Critiquer telle gymnaste parce que ses cheveux sont défrisés, mal aprétés, ou est donc l'intérêt??

Une des seules choses qui peut être dérangeante, est si la dite personne se positionne en donneuse de conseil ou de leçon et subitement retourne sa veste, sans justification, évidemment, il y a possibilité de s'interroger, de l'interroger. Car à ce moment sa position peut influencer les lecteur, viewers, utilisateurs de produits.

Si la critique n'apporte rien au débat, à la compréhension d'une problèmatique,, ou tout simplement s'il s'agit d'emettre une critique non argumentée pour être méchant ou descendre quelqu'un parce que exposé, cela ne peut que porter préjudice à celle et ceux qui opèrent un travail de fond, de longue haleine pour changer des mentalités formatées parfois depuis des décénies, voir des siècles.

Le fait que nous restions bloqués sur l'aspect esthétique et cosmétique sans parler du fond du problème qui concerne les femmes noires avec leurs cheveux fera que nous resterons à subir des débats stériles entre les extrémistes du cheveu de tous bords (et oui il y a des extrémistes du lisse qui sont objectivement majoritaires lorsque l'on voit la difficulté pour revenir au cheveu naturel).

Pour mémoire l'UNESCO a reconnu la pratique du défrisage chimique systématique comme séquelle de la traite négrière. Cela veut tout simplement dire, qu'il ne s'agit pas de culpabiliser les gens lorsque l'on fait le rapprochement entre cheveux crépus et histoire, mais bien d'évoquer un sujet important, essentiel lorsque l'on aborde ce sujet.

J'irai même plus loin, traiter de sujet est essentiel, pour apaiser les esprits, déculpabiliser les femmes mais aussi les hommes qui sont tout autant victimes du poid de l'histoire.

Mais tout cela, c'est un autres sujet, nous aurons tout le loisir d'en discuter, en live, pourquoi pas!

lundi 1 septembre 2014

Vous avez dit Natural Washing?

Nous connaissons le "Brain washing" (lavage de cerveau), puis est venu le Green washing qui consiste à faire passer des produits pour naturels, voir écologiques (cosmétiques, produits ménagers, alimentation, voitures...) et voilà venu le temps du "Natural (hair) washing"! 



Le Natural (hair) washing est ce que j'appelle faire passer des vessies pour des lanternes, faire passer du Nappyisme pour ce qui n'en est pas, faire passer des images et affirmer son contraire.

Tout d'abord et comme je l'avais déjà fait dans un précédent article, je vais remettre la définition du mot naturel, afin que nous nous entendions tous sur ce que j'exprime ici et surtout pour que l'on ne vienne pas en théorie me faire dire ce que je n'ai pas écrit.

Lorsque l'on s'engage à donner des informations en public par le biais d'un site, d'un blog, d'une page FB ou par le bais de vidéos ou même par la biais d'un compte personnel par le biais de photos, la moindre des choses est d'être cohérent et honnête. Ces deux choses n'empêchent cependant pas de changer d'avis. Mais lorsque l'on change d'avis, un minimum d'explication s'impose afin de ne pas égarer ses "followers".


Cet article, comme d'autres avant lui, m'a été inspiré par divers choses que j'ai pu lire, voir ou entendre. Et c'est particulièrement la répétition/multiplication de ces choses qui me pousse à écrire.

Les cheveux lisses mais dits "naturels"
Au risque d'en choquer beaucoup, une fois lissés, les cheveux ne sont plus dans leur état naturel et ce quelque soit la technique utilisée. 
Si l'on se réfère à la définition donnée plus haut et si l'on est honnête, cela est incontestable.
En revanche, cela n'empêche en rien à la personne qui a lissé ses cheveux ponctuellement de se revendiquer comme "Naturalista" ou "Nappy" ou rien du tout...
Si l'on possède une bonne vue et même en ayant une vue de Lynx, lorsque l'on appose côte à côte deux photos avec sur l'une d'elle des cheveux lissés mécaniquement et sur l'autre les cheveux lissés chimiquement, le résultat est le même! Les cheveux sont lissés! Point!
Il suffit de présenter à quelqu'un qui n'y connait rien, ces deux photos et vous aurez votre réponse!
Présenter l'une des photos avec la mention "cheveux naturels" et l'autre avec la mention "cheveu défrisé" est complètement inutile et sert probablement à justifier le fait que l'on se sente naturelle et préciser que l'on fait partie du "bon" camps.

Les cheveux cachés mais dits "naturels"
Cacher systématiquement ses cheveux, qu'ils soient dans leur état naturel ou chimiquement lissés est un signe que l'on a du mal à assumer ses cheveux. Cela peut être dû à diverses raisons:
-incapacité à les entretenir (difficulté à choisir ses produits ou outils, difficultés techniques)
-peur du jugement
-préférence pour des coiffures pour cheveux longs
Que les cheveux soient cachés par des rajouts ou des tissages ou perruques, le processus est le même. Les cheveux sont cachés. 
Se revendiquer "naturelle", sans jamais montrer ses cheveux est quelque peu incohérent, si l'on se réfère toujours à la définition donnée plus haut.

Les cheveux dits "naturels", territoire exclusivement afro?
Ce dernier point que je souhaite aborder est assez délicat car il provoque débats et conflits, chacun campant sur ses positions. Je soulève cette question car dernièrement, aux Etats Unis l'une des soeurs Monroe (deux vloggueuses) a apparemment interviewé une jeune femme blanche à cheveux bouclés ou frisés pour parler cheveux naturel. S'en est suivi une vague de critiques et de débats sur l'expression "cheveux naturels".
D'un côté les personnes qui estiment que le terme "cheveu nature"l est générique et surtout universel. Qu'il ne désigne pas seulement les cheveux des femmes noires, que toutes les femmes ont des soucis avec leurs cheveux (certaines veulent du lisse, d'autre du bouclé, le culte de la blondeur etc...). Certaines sont même allées jusqu'à dire qu'exclure les femmes non noires et métissées était du racisme.
De l'autre, les personnes qui pensent que le terme cheveu naturel est d'usage chez les femmes noires et métissées, rattaché à une histoire et une culture précise, que les problématiques des femmes noires sont spécifiques.

Pour éclaircir notre position sur ce dernier point, nous pensons que la problématique du lissage systématique des cheveux est spécifiques aux femmes noires et métissées. Comme nous le répétons, à longueur d'articles, cette histoire de cheveux n'est pas qu'une histoire de cheveux et que la problématique du retour au naturel est spécifique aux femmes noires. Mais le retour au naturel dont il est question n'est pas le retour, c'est à dire, à des produits naturels (et ou bio), à des pratiques plus saines pour les cheveux uniquement.
Il s'agit là d'accepter une texture longtemps dénigrée, que les femmes doivent accepter sans pour autant avoir éduquée pour les aimer et donc les soigner.
Le retour au naturel dont il est question, est un retour psychologique, mais aussi un retour à un apprentissage de pratiques capillaires spécifiques.
Donc pour finir, vous aurez compris que nous partageons le point de vu des personnes qui estiment que le retour au naturel est spécifique à une communauté.
Remarquons juste le fait que ce retour au naturel s'organise depuis toutes ces années exclusivement au sein de la communauté afro, que c'est grâce à l'organisation de tous ces événements que des marques spécifiques ont émergé portées par des femmes (majoritairement) concernées par cette problématique. Remarquons aussi, que les grandes marques de cosmétiques découvrent soudainement depuis peu que les femmes afro ont des besoins spécifiques (et que par la même occasion que la vente de leur produits bourrés de cochonneries et la vente de produits défrisants baisse d'année en année...).
Avec l'effet boule de neige, les journalistes s'empressent d'écrire sur le mot et mouvement Nappy.
Certains crées des blogs ou vlogs sur le sujet en quête de reconnaissance.

Tout se mélange et perd son sens car l'origine du mouvement et les raisons de la naissance de ce mouvement se diluent.

Mais si nous gardons en tête la spécificité de cette quête du retour au naturel tout en gardant en tête les raisons historiques et culturelles qui ont poussé des générations de femmes à ne pas aimer voir, haïr leurs cheveux, alors il n'y aura plus à débattre.

Pour conclure cet article (sans fin me direz-vous), nous avions choisi le terme Nappy, justement car il était à l'époque (il y a plus de 10 ans de cela) le seul pour nous qui illustrait la spécificité du cheveu afro et qui désignait la texture crépue (je le rappelle Nappy, tout comme Curly ou Frizzy désigne une des textures du cheveu afro).
De plus en plus, s'élèvent contre ce mot qui est utilisé à toutes les sauces et pour lequel toute sorte de définition est donnée. Mais il a le mérite dans sa vraie définition d'être clair.

jeudi 20 mars 2014

A la conquête de l'Afrique!




La question est de savoir qui sont les conquérents dans ce billet!

Il ne s'agit pas ici de faire de la contre-publicité ou de dénigrer telles marque ou telle autre. Le vrai sujet ici, c'est nous! Le vrai sujet ici, c'est comment consommons-nous et comment pouvons nous consommer autrement.

Comme je l'ai écrit sur le groupe FB : il y a 15 ans, il aurait été impossible de prévoir l'ampleur que prend le phénomène du retour au naturel. Mais il ne faut pas oublier que nous sommes toujours minoritaires Il nous faut sortir de notre bulle nappy et voir la réalité en face : le cheveu naturel n'est toujours pas la norme.

L'origine de ce billet, presque coup de gueule? Et bien le voici, je dirais même les voici :
Je ne dirai pas que je m'interroge sur les ambitions de ce groupe vis à vis des peaux noires et cheveux crépus, mais plutôt sur la manière dont est reçue cette engouement pour l'Afrique et ses descendants.

En effet, en lisant les différentes versions du communiqué de presse, ce que je j'y ai lu c'est : "il y a des parts de marché à prendre! Nous sommes en retard, il faut faire vite et frapper fort!"
Certes, ce n'est pas écrit en ces termes, mais c'est ce qui en ressort.

Est-il condamnable que ce groupe ait ce genre d'ambition? Non, pas du tout et le contraire aurait même été étonnant. Ils sont, en fait, totalement dans leur logique. C'est d'ailleurs ce qui fait qu'ils sont leader du marché des cosmétiques.

Ce qui me gène, en revanche, est la manière dont nous recevons ce type d'information. Car il est dit : "il nous faut ces parts de marché" et nous entendons "enfin, on s'intéresse à nous!".

Désolée de décevoir ou plutôt de contrarier les personnes qui perçoivent cette démarche comme inoffensive, mais ce n'est pas le cas.
Depuis le temps que la population afro existe et depuis le temps que des recherches sont menées pourquoi est-ce seulement maintenant qu'elle intéresse aussi vivement??

Ce qui me dérange, c'est plutôt cette propension que nous avons à attendre que l'on s'occupe de nous et de nos spécificités, cette propension que nous avons à ne pas choisir et avoir des exigences plus hautes que ce qui nous est proposé la majorité des fois.
Oui, cette tendance à accepter tout et n'importe quoi, quitte à mettre notre santé en danger sous prétexte qu'un produit est censé nous être destiné (genre les défrisants chimiques...)

L'autre chose qui me dérange, c'est de voir que l'histoire ne fait que recommencer éternellement et que, nous, afro descendants ne sommes pas les seuls dans le viseur et que le processus en cours est le même qui a été opéré pour la cosmétique dites naturelle et/ou bio.

Les pro cosmétiques naturels étaient des hérétiques et des hippies et voilà maintenant que toutes les marques veulent s'habiller de vert. Les porteurs de cheveux naturels étaient au mieux vus comme des extrémistes à qui il manque le béret et le fusil au cou ou bien les cousin éloignés des Jackson 5 et voilà les géants qui viennent avec leur gros sabot et leur costumes marrons et dorés...

Bien entendu, en écrivant cet article j'ai une marque en tête, et tout le monde aura deviné de qui je parle, mais je me permets de le faire car c'est le leader mondial et le guide des tendances futures. Ce géant a commencé par racheter une série de marques bio ou dites naturelles et se lance très sérieusement sur le marché afro.
J'ajoute que ce "revirement" n'est pas anodin, et le mouvement "nappy" y est pour quelque chose. Les ventes de défrisants et produits dérivés diminuent...il faut donc déshabiller Pierre pour habiller Paul (ou l'inverse)...logique dirons-nous.

Ce géant est à la pointe en terme de recherche sur les spécificités ethniques et dispose de lieux et programmes pointus. Est-ce pour notre bien (être) ou pour grandir un peu plus. J'ai ma réponse et je suppose que vous aussi...

Et même si j'avais tord sur mes suppositions, et pour revenir sur le pourquoi je trouve que cette démarche n'est pas inoffensive :
-Notre naïveté 
avoir laissé ou avoir voulu laisser entrer cette marque et d'autres dans le mouvement Nappy ne fait que lui permettre d'être de plus en plus grand. L'opération séduction a été lancée depuis bien longtemps et leurs moyens leur permettent d'arroser sur le long terme les personnes ou événements qui leur assureront leur pass d'entrée dans la Nappysphère
-Quid des nouvelles marques, des petites marques?
Leur avenir est-il de naître pour mieux se faire acheter et par la suite perdre l'essence et l'âme avec lesquelles elles ont été créées? La même opération s'est produite il y a quelques années avec les produits défrisants et leurs dérivés.
Dans un autre domaine, je prends un exemple : SANOFLORE. Une gamme bio française racheté par le groupe.
Aussi, je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement entre ce rachat et la baisse des standards et critères pour la fabrication de produits cosmétiques bio (charte cosmébio entre autre).
Certains produits supposés nocifs sont tolérés et peuvent être retrouvés dans des produits bio tels que le phénoxyéthanol...même à petite dose, il faut se poser des questions...

Un autre danger qui nous guette avec ce genre de monopole : une standardisation des codes de beauté qui nous sera imposée avec notre gré....Et dire qu'à la base le mouvement Nappy est apparu justement pour lutter contre l'uniformisation des standards de beauté entre autre...nous revoilà partis pour un tour on dirait bien...

Peut être mon raccourci est-il paranoïaque, mais il ne faut pas sous estimer la puissance de certains lobby notamment cosmétiques et alimentaires...mais surtout cessons d'être naïfs, d'être passifs.
Soyons des consom'acteurs exigents et nous mériteront du respects

A méditer...

vendredi 25 octobre 2013

Pourquoi donc lutter contre le "shrinkage" (*)?

(*)Shrinkage = rétrécissement des cheveux suite au contact avec l'humidité.




Une des questions que je retrouve le plus souvent sur les réseaux sociaux et sur les blogs est "comment lutter contre le shrinkage?" accompagné d'autres commentaires et messages de dépit, rage et déception à l'encontre de ce phénomène. Au passage, je vous invite à lire cet article sur lequel je suis tombée pendant la rédaction du mien  : ICI
Je ne suis apparemment pas la seule à avoir constaté cette paranoïa autour du rétrécissement de nos cheveux.

Pour les personnes qui ne connaissent pas ce terme, il est couramment usité dans la Nappysphère, c'est un terme anglophone.

Ce rétrécissement a pour conséquence une perte de longueur plus ou moins importante. Certaines personnes ont un rétrécissement impressionnant comparé à la longueur des cheveux à l'état sec, et j'en fais partie. D'ailleurs, mon homme a mis du temps à comprendre qu'après chaque shampoing je ne coupais pas mes cheveux. Il est donc passé progressivement de la question :"tas coupé tes cheveux?" à "tu as lavé tes cheveux?" LOL

Ce phénomène peut être particulièrement agaçant les jours ou l'on décide de faire péter l'afro : un passage sous la pluie, une ambiance de boîte de nuit et l'on se retrouve avec un afro tout riquiqui...
La même chose peut se produire avec les vanilles qui peuvent perdre jusqu'à la moitié de leur longueur.

Mais aussi agaçant qu'il soit, ce phénomène, Naturel (!) , rappelons-le, fait partie intégrante de l'identité du cheveu afro.
Autant le fait de pouvoir faire des nattes sans avoir à attacher au bout avec un élastique, ou bien le fait de sculpter nos cheveux est normal, le Shrinkage l'est tout autant.
Accepter ses cheveux afro au naturel, c'est les accepter dans leur globalité, avec TOUTES leurs caractéristiques.

L'enjeu, voir la règle du jeu du retour au naturel est là : s'adapter à ces caractéristiques par le biais de techniques, produits et gestes adaptés,  apprendre à connaitre nos cheveux et non fantasmer sur la texture, le volume ou la longueur de telles copine, telle blogueuse ou telle vloggueuse.

Toutes ces questions et surtout cette lutte acharnée contre le shrinkage montre à mon avis que beaucoup encore ne sont pas prêtes à accepter totalement leur cheveu au naturel, tels qu'ils sont réellement, ou bien que le retour se fait par dépit ou fantasme. Ce sont là de mauvaises raisons qui sont, selon moi à l'origine de tous ses faux semblants  au sujet des coiffures protectrices et le lissage non chimique des cheveux.

De plus, le culte de la longueur est encore tenace. Cette fameuse hiérarchie du bon ou beau cheveu contre laquelle le mouvement du retour au naturel  est né, s'est en fait transformée et persiste.

Je pense qu'au delà de la beauté du cheveu afro en général, c'est l'idée de notre propre beauté, de notre beauté à titre individuel qui est à construire. C'est à dire que nous devons impérativement  apprendre non seulement à nous accepter, mais surtout à nous aimer.

Et lorsque l'on aime quelque chose ou quelqu'un, on ne compte pas (les centimètres...de cheveux) et on embrasse cette chose ou cette personne dans sa globalité.



mardi 1 octobre 2013

Plus de défrisant chimique mais je lisse mes cheveux, donc je suis?...

Ce présent article fait suite à celui écrit sur la Nappysphère se fera(i)t-elle acheter et celui sur les coiffures dites "protectrices"



Voilà une question qui est soulevée de plus en plus fréquemment et particulièrement lorsque la notion de "être naturelle" est abordée pour montrer les différences de conception entre les USA et l'Europe, plus particulièrement entre la France et les USA.

Bien entendu, à Nappy Party nous avons un avis là-dessus, qui se base, non pas sur un positionnement idéologique, mais sur un état de fait.

Pour commencer, voici tout simplement les définitions du mot NATUREL retrouvé dans les dico les plus populaires (nous vous invitons aussi à venir poster les définitions que vous aurez trouvé) :

Dico TV5
Naturel (adjectif) :
Qui appartientqui est conforme à la nature.
Qui vient de la nature.
Qui n'est pas artificielqui n'est pas falsifié.
Conforme au bon sens.
Qui n'est pas affectéattitude naturelle.
Histoire naturelle

Larousse : ICI

J'ai pris le soin de mentionner la définition de plusieurs sources afin de ne pas être taxées d'avoir pondu cette définition de mon imagination. Il me parait important de donner cette définition, car ce qui va suivre dans cet article est le reflet de ce que je pense de toutes ces tendances que j'observe dans la Nappysphère.

Nous tenons aussi à faire la différence dans le sujet que nous souhaitons aborder, entre modifier la nature de quelque chose et modifier l'aspect de quelque chose. Car en effet, certains vont être jusqu'au-boutistes et ne pas tolérer la coloration (ce qui n'est pas incohérent en soit, mais nous parlons ici du lissage).

Au regard de la définition donnée plus haut, une fois lissé, le cheveu n'est plus dans son état naturel/d'origine et ce quelque soit la technique utilisée.

J'ai cru remarquer qu'augmentait le nombre de publications à ce sujet de la part de Naturalistas aux cheveux lisses. Il y a entre autre une page US sur FB  qui en gros se nomme "Je me lisses les cheveux, mais je ne me défrise pas". Je n'ai pas le nom exacte, mais en gros l'idée est là.

Le but n'est pas de faire le procès de ceux qui préfèrent telle ou telle texture, ou telle ou telle technique, mais bien d'analyser ce manque de cohérence voir de lucidité de la part aussi bien des pro-naturel que des lissés. Et bien entendu, nous parlons surtout du lissage systématique, du lissage répétitif.

Le but ici est bien d'être conscient de ses actes et de la portée de ses actes.
Nous estimons que non seulement banaliser le geste du lissage mais surtout le justifier avec des arguments qui ne tiennent pas debout, fausse la capacité de jugement des lecteurs ou spectateurs.

Cela me pose un problème à titre personnel, car ce genre de démarche nourrit une certaine ambiguïté.
Il me semble que l'on s'éloigne du fond du problème, comme malheureusement je le constate depuis un certain temps déjà.
En effet, ne plus utiliser de produits chimiques pour se lisser de manière systématique est déjà un grand pas, ne serait-ce que du point de vu de la santé. Mais se lisser les cheveux mécaniquement et de manière systématique ne veux pas dire que cela est anodin comme certaines veulent le laisser croire. Le pire dans tout cela c'est l'apparition de photos de plus en plus nombreuses d'enfants qui se font lisser non chimiquement (lissage au sèche cheveu ou pire à la pince céramique).

Cela n'est pas anodin pour les raisons suivantes : 
Aspect du cheveux
Pratiquer le lissage en mode blow-out ou pince céramique à de mauvaises températures ou même trop fréquemment (et là justement se pose le problème d'une tête à l'autre) peut altérer définitivement l'aspect du cheveu crépu tout comme le ferait un produit chimique. J'ai déjà entendu des cas de personnes obligées de couper à nouveau la partie lissée pour retrouver leur aspect "Naturel" et Ansylla Ramsey a eu une cliente à elle qui a dû Big choper à nouveau car ses cheveux ont été abimés définitivement. Il ne s'agit pas d'un cas isolé par-ci par -là.

L'apparition des lissages "exotiques" (japonais, brésiliens)  présentés comme inoffensifs est un exemple criant nous obligeant, avec le recul, à rester toujours en éveil. Depuis, nous savons que certaines marques sont interdites sur le sol européen et que pour la santé ce n'est pas si anodin (ingrédients plus que douteux)

Education
L'enfant lui, ne cherche pas à comprendre le pourquoi du comment, c'est à dire quel mécanisme a mené au lissage des cheveux. Ce qui importe pour lui est le résultat. Et le résultat, cheveux lissés chimiquement ou pas, est que le cheveu est lisse. Comment justifier de ne pas lui autoriser d'avoir les cheveux lisses? Comment éviter de nourrir son rejet du cheveu crépu ou son envie d'avoir des cheveux lisses et qui volent au vent lorsqu'il saute?
Pour celles qui ont déjà du mal à se défaire des préjugés sur les cheveux crépus ou celles qui ont vraiment du mal à se débarrasser des mauvaises habitudes et qui ont du mal a entretenir leur cheveux "au naturel", est-ce une bonne image à leur renvoyer? Est-ce nécessaire de leur faire envie avec une pratique qui n'est pas si accessible?

Entretien du cheveu
Comme mentionné plus haut, le lissage à chaud nécessite de prendre certaines précautions sur la température, mais aussi sur la fréquence, ainsi que l'entretien pré et post lissage. 
Avant de se lancer tête baissée dans cette pratique, il vaut mieux être équipé en produit mais surtout il faut connaître ses cheveux et leurs besoins.

Cette apparition du lissage s'accompagne de choses telles que le check-length, c'est à dire la mesure de la pousse des cheveux et souvent le lissage est pris comme prétexte pour effectuer cette mesure. Mais à notre humble avis, pour mesurer ses cheveux ce n'est pas sorcier! En se coiffant quotidiennement, on se rend bien compte de la pousse des cheveux, ne serait-ce que grâce à un élastique qui ne tenait pas quelque semaines avant ou bien des cheveux qui retombent dans les yeux lors de vanilles.
Une astuce toute bête consisterait à se prendre en photo régulièrement avec la même coiffure pour se rendre compte du résultat. 

Pas besoin de règle ou autre instrument de mesure pour faire un point d'étape.

Certains pourraient nous qualifier de Nappex (Nappy Extrémistes), ou bien de HairNazi et dans ce cas, je le invite à relire ce post et indiquer clairement à quel moment nous interdisons ou imposons quoi que ce soit à qui que ce soit.

Pour aller plus loin, est-il même nécessaire de vouloir mesurer ses cheveux? L'essentiel n'est-il pas d'avoir des cheveux en bonne santé??

Bien entendu, si vous n'êtes pas d'accord, vous êtes libres de le faire savoir.

dimanche 10 mars 2013

Collier "Ethniks" : ceux-là sont pas chiks!!

Mang-OH!

(Je n'ai pas la source exacte de la photo - photo récupérée sur le site du Huffington post)

La photo publiée ci-dessus ne laisse pas de place au doute, il s'agit d'un collier destiné aux esclaves d'époque.

Et voici la version Mango ci-dessous. Le nom de cette ligne de bijoux est aussi sans équivoque...

Depuis, la marque a publié des excuses...mais sur la version espagnole de sa boutique le mot esclave est resté...

Inutile de vous faire un nouveau cours d'histoire et de vous dérouler le "pourquoi c'est choquant" de cette affiche.

Ce n'est d'ailleurs par la première fois que cet aspect de l'histoire est utilisé à des fins de mode. Adidas, il n'y a pas si longtemps avait tenté de sortir une paire de chaussure d'aussi mauvais goût que les bijoux dont nous parlons.

J'ai beau tourner ma mémoire dans tous les sens, mais je ne me rappelle pas d'autres aspects tristes et morbides de l'histoire, utilisés à des fins de mode ou de mode provok de manière répétée... Des twittos ont suggérés des pijamas en référence aux camps de la seconde guerre mondial pour aller jusqu'au bout de cette pseudo provocation.

Si vous êtes, vous aussi outrés, vous pouvez demander le retrait de cette gamme de bijoux, via la pétition suivante : https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/mango-doit-retirer-sa-gamme-de-bijoux-style-esclave-cc-mango-bijouxstyleesclave

Ce que nous préconisons est un boycott pur et simple de cette marque, comme de la marque Guerl****. Car mine de rien, nous représentons un pouvoir d'achat et une force de frappe considérable. Nous ne devons pas avoir peur. Car l'argent brassé par ces marques, leurs donnent un sentiment d'impunité.

Notre pouvoir d'achat représente des millions, voir des milliards pour certains secteurs.

Soyons définitivement des consom'acteurs, orientons nos choix et investissons notre argent sur des produits surs pour notre santé, et respectueux aussi bien de l'environnement que de notre communauté.
Tous ces paramètres sont indispensables pour que nos enfants soient respéctés et n'ai pas à nouveau à signer des pétitions, car ils ont subi des signes de manque de respect.

Nous portons un héritage historique lourd, mais beaucoup se sont battus et nous héritons des fruits de ces combats. A nous d'être respectueux de cet héritage et surtout de faire en sorte que nos enfants puissent vivre les épaules légères et transmettent à leur tour à leurs enfants des valeurs honorables.


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