jeudi 11 septembre 2014

Agenda du mois de septembre 2014

13 septembre 2014 - 3e édition de la
"Rencontre NAPPY DE FRANCE"
Nous avions participé à la seconde édition en 2013 et avions posté nos photos ici (d'ailleurs elles ne reflétaient absolument l'affluence qu'il y a eu ce jour!)
Cette année Miguèle a vu plus grand, près de  3000 personnes sont attendues ce jour! Et si vous n'avez pas votre billet, il est trop tard!
Il s'agit d'un événement gratuit et le but de cette événement est dans le titre : Rencontre.
Rencontres avec des marques, des coiffeurs, des éditeurs de livres, créateurs de cosmétiques et de mode.
Cette nouvelle édition se veut riche et sera ponctuée d'ateliers et conférences.
Nappy Party animera une conférences sur la sensibilisation aux bonnes pratiques capillaires et  la transmission de celles-ci.
Parmi les autres intervenants vous pourrez profiter de la présence de Corinne VINCENT l'auteure du livre "Le cheveu noir dans tous ses états" (voir notre Nappybibliographie pour les références) est venue tout spécialement des Antilles et partagera ses expériences capillaires.
Pour en savoir plus sur les marques présentes et le reste du programme rendez-vous sur le magazine de l'événement : http://madmagz.com/magazine/358631 vous pourrez y découvrir la vidéo de l'année dernière ainsi que le programme.


M° 13 : MAIRIE DE ST-OUEN
BUS : 85 / 137 / 173 / 237 / 274 : MAIRIE DE ST-OUEN
BUS : 137 / 166 / 173 / 237 / 274 : JAURES DHALENE
BUS 166 / 255 : GODILLOT

LES BANQUES CIC & CRÉDIT MUTUEL SONT SITUÉES A LA SORTIE DU MÉTRO

OUVERTURE OFFICIELLE DE 11H00 / 17H00

OUVERTURE DES ATELIERS FOULARD & PIN'UP A 10H00
INFOS & INSCRIPTIONS SUR LES PAGES CI-APRÈS :
- PARTAGE-PAWTAJ :
https://www.facebook.com/PartagePawtaj



- PIN'UP DREAM :
https://www.facebook.com/my.pinupdream

ATELIERS DE COIFFAGE DANS L'APM AVEC ACONCEPT BEAUTY :https://www.facebook.com/pages/Aconcept-Beauty/132311470299513

13 et 14 septembre 2014 - Massilia Nappy Days





27 septembre 2014 - Colloque Nutricréole
J'avais loupé les précédentes édition pour cause de manque de place, mais cette fois ca y est j'y serai!
Les thèmes abordés cette année m'intéressent grandement et plus particulièrement celui concernant le confort digestif.
Les intervenants prévus sont de grande qualité, j'espère vous y voir!
Notre apparence extérieure est tout de même le reflet de notre bien être intérieur!


Pour connaitre le programme :
http://www.nutricreole.org/index.php/programme-du-colloque

Pour vous inscrire : 
http://www.nutricreole.org/index.php/forminscription?view=rsform

Pour télécharger le dossier de presse : 
http://www.nutricreole.org/index.php/programme-du-colloque

lundi 1 septembre 2014

Vous avez dit Natural Washing?

Nous connaissons le "Brain washing" (lavage de cerveau), puis est venu le Green washing qui consiste à faire passer des produits pour naturels, voir écologiques (cosmétiques, produits ménagers, alimentation, voitures...) et voilà venu le temps du "Natural (hair) washing"! 



Le Natural (hair) washing est ce que j'appelle faire passer des vessies pour des lanternes, faire passer du Nappyisme pour ce qui n'en est pas, faire passer des images et affirmer son contraire.

Tout d'abord et comme je l'avais déjà fait dans un précédent article, je vais remettre la définition du mot naturel, afin que nous nous entendions tous sur ce que j'exprime ici et surtout pour que l'on ne vienne pas en théorie me faire dire ce que je n'ai pas écrit.

Lorsque l'on s'engage à donner des informations en public par le biais d'un site, d'un blog, d'une page FB ou par le bais de vidéos ou même par la biais d'un compte personnel par le biais de photos, la moindre des choses est d'être cohérent et honnête. Ces deux choses n'empêchent cependant pas de changer d'avis. Mais lorsque l'on change d'avis, un minimum d'explication s'impose afin de ne pas égarer ses "followers".


Cet article, comme d'autres avant lui, m'a été inspiré par divers choses que j'ai pu lire, voir ou entendre. Et c'est particulièrement la répétition/multiplication de ces choses qui me pousse à écrire.

Les cheveux lisses mais dits "naturels"
Au risque d'en choquer beaucoup, une fois lissés, les cheveux ne sont plus dans leur état naturel et ce quelque soit la technique utilisée. 
Si l'on se réfère à la définition donnée plus haut et si l'on est honnête, cela est incontestable.
En revanche, cela n'empêche en rien à la personne qui a lissé ses cheveux ponctuellement de se revendiquer comme "Naturalista" ou "Nappy" ou rien du tout...
Si l'on possède une bonne vue et même en ayant une vue de Lynx, lorsque l'on appose côte à côte deux photos avec sur l'une d'elle des cheveux lissés mécaniquement et sur l'autre les cheveux lissés chimiquement, le résultat est le même! Les cheveux sont lissés! Point!
Il suffit de présenter à quelqu'un qui n'y connait rien, ces deux photos et vous aurez votre réponse!
Présenter l'une des photos avec la mention "cheveux naturels" et l'autre avec la mention "cheveu défrisé" est complètement inutile et sert probablement à justifier le fait que l'on se sente naturelle et préciser que l'on fait partie du "bon" camps.

Les cheveux cachés mais dits "naturels"
Cacher systématiquement ses cheveux, qu'ils soient dans leur état naturel ou chimiquement lissés est un signe que l'on a du mal à assumer ses cheveux. Cela peut être dû à diverses raisons:
-incapacité à les entretenir (difficulté à choisir ses produits ou outils, difficultés techniques)
-peur du jugement
-préférence pour des coiffures pour cheveux longs
Que les cheveux soient cachés par des rajouts ou des tissages ou perruques, le processus est le même. Les cheveux sont cachés. 
Se revendiquer "naturelle", sans jamais montrer ses cheveux est quelque peu incohérent, si l'on se réfère toujours à la définition donnée plus haut.

Les cheveux dits "naturels", territoire exclusivement afro?
Ce dernier point que je souhaite aborder est assez délicat car il provoque débats et conflits, chacun campant sur ses positions. Je soulève cette question car dernièrement, aux Etats Unis l'une des soeurs Monroe (deux vloggueuses) a apparemment interviewé une jeune femme blanche à cheveux bouclés ou frisés pour parler cheveux naturel. S'en est suivi une vague de critiques et de débats sur l'expression "cheveux naturels".
D'un côté les personnes qui estiment que le terme "cheveu nature"l est générique et surtout universel. Qu'il ne désigne pas seulement les cheveux des femmes noires, que toutes les femmes ont des soucis avec leurs cheveux (certaines veulent du lisse, d'autre du bouclé, le culte de la blondeur etc...). Certaines sont même allées jusqu'à dire qu'exclure les femmes non noires et métissées était du racisme.
De l'autre, les personnes qui pensent que le terme cheveu naturel est d'usage chez les femmes noires et métissées, rattaché à une histoire et une culture précise, que les problématiques des femmes noires sont spécifiques.

Pour éclaircir notre position sur ce dernier point, nous pensons que la problématique du lissage systématique des cheveux est spécifiques aux femmes noires et métissées. Comme nous le répétons, à longueur d'articles, cette histoire de cheveux n'est pas qu'une histoire de cheveux et que la problématique du retour au naturel est spécifique aux femmes noires. Mais le retour au naturel dont il est question n'est pas le retour, c'est à dire, à des produits naturels (et ou bio), à des pratiques plus saines pour les cheveux uniquement.
Il s'agit là d'accepter une texture longtemps dénigrée, que les femmes doivent accepter sans pour autant avoir éduquée pour les aimer et donc les soigner.
Le retour au naturel dont il est question, est un retour psychologique, mais aussi un retour à un apprentissage de pratiques capillaires spécifiques.
Donc pour finir, vous aurez compris que nous partageons le point de vu des personnes qui estiment que le retour au naturel est spécifique à une communauté.
Remarquons juste le fait que ce retour au naturel s'organise depuis toutes ces années exclusivement au sein de la communauté afro, que c'est grâce à l'organisation de tous ces événements que des marques spécifiques ont émergé portées par des femmes (majoritairement) concernées par cette problématique. Remarquons aussi, que les grandes marques de cosmétiques découvrent soudainement depuis peu que les femmes afro ont des besoins spécifiques (et que par la même occasion que la vente de leur produits bourrés de cochonneries et la vente de produits défrisants baisse d'année en année...).
Avec l'effet boule de neige, les journalistes s'empressent d'écrire sur le mot et mouvement Nappy.
Certains crées des blogs ou vlogs sur le sujet en quête de reconnaissance.

Tout se mélange et perd son sens car l'origine du mouvement et les raisons de la naissance de ce mouvement se diluent.

Mais si nous gardons en tête la spécificité de cette quête du retour au naturel tout en gardant en tête les raisons historiques et culturelles qui ont poussé des générations de femmes à ne pas aimer voir, haïr leurs cheveux, alors il n'y aura plus à débattre.

Pour conclure cet article (sans fin me direz-vous), nous avions choisi le terme Nappy, justement car il était à l'époque (il y a plus de 10 ans de cela) le seul pour nous qui illustrait la spécificité du cheveu afro et qui désignait la texture crépue (je le rappelle Nappy, tout comme Curly ou Frizzy désigne une des textures du cheveu afro).
De plus en plus, s'élèvent contre ce mot qui est utilisé à toutes les sauces et pour lequel toute sorte de définition est donnée. Mais il a le mérite dans sa vraie définition d'être clair.

vendredi 22 août 2014

Faut-il se méfier des coiffeurs "afro"



Cette question je me la suis posée suite à tous les témoignages que j'ai pu lire sur les réseaux sociaux, blogs ou même que j'ai pu entendre dans mon entourage.
Et il est tentant de répondre "oui" à cette question, vu l'inexistence de formation dans le domaine de la coiffure afro (hormis la pose du défrisage) et vu qu'il est aussi plus facile de retenir les critiques négatives.

Mais finalement, j'ai envie de répondre oui et non!

Car de manière générale, il faut toujours être méfiant ou du moins ne pas donner sa confiance au premier venu et ce quelque soit le domaine sans pour autant devenir paranoïaque.

Je vous exposerai donc les arguments justifiant la méfiance à avoir face aux professionnels de la coiffure, mais aussi les arguments qui poussent à être ouvert d'esprit mais surtout confiant quand à l'avenir de la coiffure dite "afro".

Un manque criant de formation spécifique et d'intérêt des institutions
Malgré le fait qu'à Paris, il est possible de trouver un nombre affolant de coiffeurs "afro" au mètre carré, il est nécessaire de s'interroger sur leur formation ou expertise dans le domaine (bien entendu, il ne s'agit pas là de mettre tout les professionnels du secteur dans le même sac).
Lorsque l'on voit certaines rue de Paris infestées de raccolleurs/rabateurs qui n'ont qu'un seul but : vous envoyer vers le 1er salon de coiffure pour poser un défrisage, ou faire des rajouts ou tissages nous sommes en droit de nous poser des questions. Et lorsque l'on voit l'état de salubrité ou l'usine dans laquelle on vous envoie, il y a sérieusement de quoi vraiment se poser des questions.
Bien trop souvent, le propriétaire du salon est absent, les salariés sont en situation irrégulière soit en terme de formation, soit en terme de contrat de travail, soit en terme de présence sur le territoire.
Les clients n'ont souvent pas la garantie d'être pris en charge en toute sécurité et les conditions de travail des coiffeurs n'est pas assurée non plus.
Nous avons bon espoir de voir cette situation changer le plus vite possible, d'ailleurs des salariés se sont rebellé et mis en grève récemment, ont été soutenu par la CGT, et la préfecture leur en plus donné gain de cause.

Si l'on doit s'attarder sur la formation des coiffeurs de manière générale en matière de texture afro, il est consternant de constater que la formation se résume à un module sur la pose du défrisage (qui au passage doit se faire sous la responsabilité d'un technicien, spécifiquement formé à la pose de coloration, permanente, défrisage...personnellement je n'ai jamais vu ce fameux technicien en salon afro...).
Hormis ce module de formation, rien sur l'entretien, rien sur la spécificité du cheveu crépu, rien sur les technique d'hydratation, de tressage, de nattage et encore moins sur les locks...en fait il y a un décalage impressionnant entre le nombre de salon Afro caribéen, Afro américain, Afro européen et la formation dont ces coiffeurs disposent...
Attention, cette absence de formation, ne signifie pas que tous les coiffeurs Afro sont incompétents. 
Heureusement, d'autres alternatives existent, comme la formation à l'étranger, sur le tas, la recherche...

Pour en finir, la coiffure est supposée être réglementée, mais les salons des quartier du 18e, entre autres n'ont pas l'air tellement contrôlés...

Une des choses que je répète souvent, est que le client des salons Afro est doublement victime : 
-victime du manque de formation comme mentionné plus haut, mais aussi
-victime des préjugés avec lesquels il a été éduqué

En effet, nombreux sont les témoignages de client(e)s rapportant les commentaires désobligeant sur leur cheveux crépus ("ça pique", "il était temps de venir se faire coiffer", les cheveux crépus sont incoiffables"...), la proposition systématique d'un lissage, d'un assouplissant, d'un lissage, la surfacturation des prestation pour cause de masse capillaire trop imposante, la pose de produits lissant sans avertissement, des gestes brusques durant la séance de coiffage sont légion...

Une prise de conscience récente, et une envie de changement
Il y une prise de conscience de la part des clients qui savent désormais qu'ils ont le choix de ne plus devoir se lisser ou défriser les cheveux et qui exigent désormais des prestations de qualité.
D'ailleurs les premiers à se rééduquer ont été les clients, qui face à ce manque de prise en considération correcte de la texture crépue se sont pris en main, effectué leur propres recherches, pris des initiative (forums, blogs, vidéos etc) et même lancé leur propre business de produits cosmétiques et même de prestation de coiffure.
Face à cette nouvelle demande, les prestataires s'adaptent tant bien que mal. 
Il y a les prestataires passionnés par leur métier et qui se donnent du mal et les prestataires qui font pour faire juste histoire de ne pas perdre une part du marché. Et c'est à ce moment que nous devons en tant que client faire preuve de lucidité.

Quelques astuces peuvent vous permettre de définir si le prestataire est sérieux :
-il doit s'intéresser à vous, vous poser des questions sur vos envies, votre parcours capillaire et d'ailleurs la formation au moins pour le CAP lui apprend à prendre en charge un client
-il doit faire en sorte de répondre à votre demande tout en vous conseillant et justifiant ses choix de technique ou produits
-il doit vous accompagner, c'est à dire vous donner les conseils à appliquer chez vous entre vos visites : que ce soit en matière de produit ou de technique.
-soyez vigilants sur la propreté : l'état des outils pour vous coiffer (qu'il ne passe pas d'une cliente à l'autre avec le même peigne sans le nettoyer par exemple...car le risque d'attraper des maladies ou champignons est réel), l'état des produits et bacs de lavages. Quelque cheveux sur le sol, sont en principe quand même la preuve qu'il travaille, ne lui en voulez pas pour cela non plus!!
-N'hésitez pas à faire part de votre satisfaction mais aussi de votre insatisfaction en restant bien sûr diplomate et en argument le pourquoi du comment.

Finalement, pour répondre à la question : oui méfiez vous, de ceux qui ne vous inspirent pas confiance, restez attentifs et privilégiez quelqu'un qui saura être à votre écoute et vous accompagner.

mercredi 30 juillet 2014

Pourquoi la femme noire cachait-elle ses cheveux?


Je suis tombée sur cet article du blog américain Blackgirlonghair, que j'apprécie pour la variété des articles et sujets postés. Beaucoup des points de vu exprimés ne vont pas forcément dans le sens du vent : 


Dans cet article,  l'auteure y exprime sa surprise concernant certaines pratiques capillaires de l'époque en comparaison de ce qui se pratique en ce moment. Par exemple, "pourquoi dormons nous la tête couverte? Pourquoi graisse-ton nos cheveux?"
A ces question, les réponses sont qu 'entre autre,  le foulard permet de protéger du soleil, d'empêcher les insectes de s'y loger ou bien de cacher les problèmes capillaires courants de l'époque (surtout la période esclavagiste)  :  de type teigne ou alopécie.

Je dois avouer qu'en ne lisant que le titre j'avais deviné ce que j'y lirai (coup de bol peut être?) et que je n'y apprendrai surement pas grand chose d'extraordinaire comme laisse l'entendre le titre. Mais, comme dit l'autre, il faut toujours vérifier.
Non pas que je sache tout, mais disons que s'agissant de nos cheveux et d'une pratique respectueuse de leur nature, il y a des étapes à franchir et par lesquelles Nappy Party pense qu'il est nécessaire de passer.
Et  une étape primordiale est de se renseigner sur d'où l'on vient (pas seulement géographiquement, mais aussi culturellement et historiquement).

Pour les personnes qui ne connaissent ni le blog ni l'association, notre slogan est "Aimer sa chevelure crépue est aussi un acte militant", mais notre crédo est aussi : "Ce n'est pas qu'une histoire de cheveux!".
Car cette petite fibre frisée porte en elle le poids de l'Histoire des afro-descendants, leur Culture et leur mode d'Education, mais c'est aussi une histoire de Santé et les enjeux économiques sont effrayants.

Se pencher sur ces petites frisettes nécessite une vue d'ensemble ou tous ces éléments sont indissociables pour réhabiliter cette texture de cheveux aux yeux de tous et en particulier de ceux qui la portent.
Par moment, simplement en discutant avec les aînés de la famille, nous pouvons nous rendre compte que certains gestes sont transmis de génération en génération et que souvent ils s'accompagnent d'une explication culturelle ou historique.

Pour revenir au contenu de l'article qui revient sur une page de l'histoire des afro-américains, il évoque l'obligation pour les femmes noires et métisses de couvrir leur cheveux afin de ne pas offenser les yeux des non-noirs. Mais les femmes, à l'époque ont su faire preuve d'imagination et adapter/adopter le "Tignon" (nom de la coiffe obligatoire) à leur manière en le parant d'accessoires ou de bijoux ou bien en arborant des couleurs chatoyantes.

Tout ce qui y est évoqué dedans ne nécessite pas d'obtenir un diplôme d'historien ou de passer des heures à la bibliothèque. Tout est à portée de nos mains, en français ou en anlgais.

D'ailleurs, je ne peux résister à l'envie de vous diriger vers notre NappyBliographie, que nous étoffons au fil de nos lectures et des votre. Et puis, il n'y a pas que les livres en rapport direct avec les cheveux qui peuvent vous renseigner.

Se renseigner sur son histoire, sur la période esclavagiste et coloniale
En lisant les ouvrages se référant à l'esclavage ou la colonisation ou même tout autre ouvrage en rapport avec la culture afro hors continent, de nombreux éléments concernant le mode de vie des afro descendants y sont mentionnés (cuisine, habillement, coiffure, hygiène...). Car durant ces périodes là, souvent, le moindre détail de la vie de ces populations était réglementé, même ceux qui nous paraissent les plus anodins (par exemple pour les esclaves aux Etat-unis ou l'habillement requis était précis.

Parmi ces livres je peux vous citer "Congo square",  ou bien "Hair rising : Beauty, Culture, and African American women". 

Et puis, ce mouvement de retour au cheveu naturel n'est pas nouveau!Des personnes qui assument leurs cheveux au naturel, il en existe depuis la nuit des temps!
Bien évidement, cela fluctue selon les époques et modes de penser. Et si l'on doit comparer le phénomène actuel et ce qui s'est produit dans les années 60-70, l'aspect militant, revendicatif est beaucoup moins marqué.

Apprendre à se connaître et se libérer du regard des autres 
Lire n'est pas le seul axe d'apprentissage parmi les étapes nécessaires à franchir.
Lorsque l'on se libère du regard des autres et donc de leur jugement, notre horizon s'élargit. Nous devenons plus conscient de notre corps et des ses besoins.
Se connaitre peut demander tout une vie, mais il est possible de rattraper son retard.
Il est réellement nécessaire de se poser les questions concernant nos choix capillaires notamment, lorsque l'on décide de les maltraiter ou simplement négliger.
Nos cheveux font intégralement partie de nous, il ne s'agit pas seulement, d'une greffe posée là inerte et vide de sens. 
Tout comme notre peau et nos ongles, ils sont un indicateur pour notre santé. A défaut ou avant de revêtir une signification sociale et culturelle. Toutefois, les significations culturelles et sociales pour les afro descendants passe pour la grande majorité par les cheveux.

Ne pas donner de crédit à tout ce qui se dit ou s'écrit
L'éclosion, que dis-je l'explosion de la Nappysphère, engendre une diffusion massive d'informations (malheureusement pas assez de formation) et il est de plus en plus difficile de s'y retrouver. 
Comme nous l'avions dit l'année dernière dans cet article :"La Nappy sphère se fera(i)-t-elle acheter?", le nombre de vues sur un blog ou une vidéo de ne fait pas de son auteur un expert. Que ce soit en France, aux Etats Unis, ou en Angleterre, les auteurs partagent leurs expériences plus ou moins poussée, mais il n'est pas possible de parler d'expertise.
Il est absolument nécessaire de faire le tri dans toutes ces informations; d'être à l'écoute de son corps et de ses besoins afin de garder le cap fixé et ne pas devenir complètement submergée d'informations et de produits inutiles.
La grande erreur à ne pas faire est de s'identifier à autrui, mais une fois libéré du regard des autres, de leur jugement, les choix s'avèrent plus simples.

Et malgré ce que l'on pourrait penser, depuis quelques années émergent des spécialistes du cheveu crépu naturels qui ont ouvert leur salon.
N'hésitez pas à vous rapprocher de nous afin que nous vous orientions : nappyparty@gmail.com

Apprendre à manipuler ses cheveux, trouver les bons produits et les bons outils : aller au plus simple et faire preuve de bon sens
Une fois le tri établi dans ses ressources, que vous êtes surs de qui vous êtes et où vous souhaitez aller et aussi après quelque lectures de base, il est nécessaire de faire preuve de bon sens afin de répondre en priorité à vos besoins (sans oublier de se faire plaisir hein!).
En effet, de plus en plus de marques se penchent sur le marché dit "ethnique", et plus précisément du cheveu crépu. Ces marques cherchent à s'accaparer une niche ou au moins à s'y faire la part belle. Beaucoup se contentent de changer leur packaging, d'utiliser quelque mots clés sans changer leurs ingrédients ou sans pour autant proposer des ingrédients adaptés ou sains.
Il y a aussi autant de méthodes pour s'occuper de ses cheveux que de bloggers ou vloggers.
Permettez moi donc de vous recommander d'aller au plus simple et faire de bon sens : hydratation et protection sont ce dont vos cheveux ont besoin.
Ne vous laissez pas impressionner par tous ces selfies qui pullulent avec des afro énormes comme le soleil ou bien plus bouclés que crépus.
Tous les cheveux poussent, et si ça ne pousse pas, quelque chose ne va pas soit en terme de technique, soit de produits, soit de santé ou même tout en même temps.

En tout cas, s'il y a un message qui passe sans problème dans la communauté Nappy, c'est que la patience sera votre alliée!




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