dimanche 19 juin 2011

AGENDA - Venez à notre rencontre

Cette page résumera les évènements auxquels nous participerons et durant lesquels vous pourrez nous rencontrer (qu'ils soient organisés par nous ou non)





25 juin 2011



Venez découvrir notre partenaire Best Ethic et son réseau le samedi 25 juin 2011. Venez partager l'apéro et prolonger votre journée avec un dîner ethique.


Rendez-vous sur la page de Best Ethic pour participer à un concours et gagner de nombreux lots.

Durant cette journée nous présenterons l'association et ses activités. N'hésitez pas à venir à notre rencontre.



2 et 3 juillet


Journée culturelle et sportive durant laquelle Nappy Party vous accueillera pour vous présenter ses ateliers:




  • "Pourquoi et comment arrêter le défrisage des cheveux" (gratuit) (les 2 et 3 à 15h et 18h)




  • "Nappy Frimousse : se coiffer, c'est facile comme 1, 2, 3!" (pour les parents et les enfants) (gratuit) - possibilité d'initiation aux nattes, tresses, , vanilles (payant) (les 2 et 3 juillet à 14h et 16h)
Seront disponibles les Tshirt de notre partenaire Black and Smart et les sacs shopping "I'm your Nappy Angel"

=>Inscrivez vous aux ateliers : nappyparty@gmail.com






9 et 10 juillet 2011




Tournoi de basket réunissant les meilleurs basketteurs d'ile de France pendant 2 jours.

Nappy party et les autres exposants se poseront dans le village des talents pour vous accueillir et présenter leurs activités et produits.


Retrouvez les ateliers:





  • "Pourquoi et comment arrêter le défrisage" (9 et 10 juillet : 16h et 17h)


  • "Nappy Frimousse" (9 et 10 juillet : 14h - 15h)
ainsi que les tshirt de notre partenaire Black an Smart et les sacs shopping "I'm your nappy
angels"

=>Inscrivez vous aux ateliers : nappyparty@gmail.com




jeudi 16 juin 2011

Dysmorphophobie? Késkécé?


Selon la définition trouvée sur Wikipédia la Dysmorphophobie se définit comme telle :

La dysmorphobie ou dysmorphophobie est la crainte obsédante (à tort ou à raison) d'être laid ou malformé.

C'est un trouble psychologique caractérisé par une préoccupation ou une obsession concernant un défaut dans l'apparence, fût-ce une imperfection légère réelle (tâches de rousseur, grand nez, pea marbrée, rides, acné, cicatrice), voire imaginaire.

Cela peut engendrer une dépression sévère ou des tentatives de suicide. Les gens souffrant de cette maladie ont une image dégradée et déformée d'eux-mêmes et des craintes déraisonnables de rejet à cause de l'interprétation qu'ils font de leur apparence. Il y a deux formes de cette maladie : une forme accompagnée d'hallucination et une forme sans hallucination.

Les patients (hommes et femmes) développent des pratiques rituelles compulsives pour couvrir leur(s) défaut(s). Ils peuvent rester un temps considérable en face d'un miroir pour tenter de se rassurer mais l'effet est souvent inverse. Ils cherchent de manière compulsive des médecins, des médicaments ou ont recours à la chirurgie plastique.

Ils peuvent aller loin pour améliorer leur apparence, utilisant des méthodes parfois dangereuses. Certains peuvent même tenter l'auto chirurgie ou le suicide. Le traitement est souvent difficile, mais il y a eu un progrès avec des médicaments tels que les antidépresseurs sérotoninergiques (ISRS - inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine).

J'ai souligné dans cette définition des éléments qui m'ont troublé. Ils m'ont troublé car la semaine dernier je réfléchissais (encore et surement parce que j'avais vu ou lu quelque chose à ce sujet) aux raisons qui nous poussent à altérer la texture naturelle de nos cheveux et de notre peau.
Je ne sais pas pourquoi, j'ai fait le rapprochement avec la dysmorphophobie, car j'en avais une idée floue.
Mais pour éclaircir mes idées, je me décide alors à regarder la définition de ce mot. La première sur laquelle je tombe est celle citée plus haut. Et là, je me dis : "la situation est bien pire que ce que je pensais..."

Certes, le rapprochement que je fais avec la pratique systématique du défrisage est risqué, car la dysmorphophobie est avant tout une pathologie, une maladie. Mais certains aspects de cette maladie se retrouvent dans nos (mauvaises) habitudes capillaires :

-utilisation de produits dangereux (défrisant chimique, produit éclaircissant etc...)
-peur du rejet (par la famille, le conjoint, les collègues, amis etc...)
-pratique rituelle compulsive (défrisage régulier dès l'apparition de repousses ou pas, enchainement de tresses ou tissages sans repos)

et surtout certains argument, complètement éloignés de la raison me poussent à dire que nous sommes atteint d'une autre pathologie qui est l'aliénation. Celle ci est plus ou moins légère selon les individus, mais nous avons tous été touchés à un moment si nous pratiquons ou pratiquions le défrisage chimique systématique.
Et si le terme d'aliénation gène certains ou que d'autres ne s'y reconnaissent pas, une autres caractéristique nous touche dans cette pratique qui est le manque de confiance en soi.

Sinon comment expliquer que certains hommes n'ont jamais vu les cheveux de leurs compagnes? Comment expliquer cette peur quasi phobique de la pluie ou de l'eau sur les cheveux? Comment expliquer cette peur de se faire toucher les cheveux? Comment expliquer que même sur des cheveux malades (alopécies, casses, plaques) nous continuions à tirer dessus ou mettre des produits dangereux?

Quelle est votre (ou vos) réponses?

mercredi 25 mai 2011

Sites Nappy Friendly


Tout sur les cheveux crépu!



Conseils, recettes cosmétiques, accompagnement, boutiques en ligne, histoire, culture.



Ne manquez rien de tout ce que vous devez savoir.


Ici retrouvez tous les liens indispensables, à lire, relire et partager.


(cette rubrique est accessible en cliquant sur l'onglet en page d'accueil et sur l'icone à droite)







Sites Conseils et partage













Boutiques en Ligne









Retrouvez d'autres conseils sur la liste de blogs en cliquant : ICI

dimanche 22 mai 2011

Moi et mon cheveu - un cabaret capillaire


Eva Doumbia, metteure en scène, aborde le thème du cheveu crépu et plus précisément la relation des femmes noires avec leurs cheveux. Aborder ce sujet sous cette forme artistique est une première.

L'aborder sous cet angle permettra peut être à quelque réticents de se pencher sur ce sujet sérieux et à d'autres de prendre du recul.

Aucune revendication dans ce projet, mais plutôt un miroir qui nous oblige à nous regarder en face, ou du moins à regarder ce problème en face de manière ludique et moins rébarbative que les longs discours.

En février dernier ont eu lieu les premières représentation de "Moi et mon cheveu - cabaret capillaire" à Marseille.
Les prochaines représentations auront lieu à Marseille toujours dans le cadre du Festival de Marseille, les 7.8 et 9 juillet prochains.

Nappy Party a pu obtenir une interview d'Eva Doumbia que vous pouvez lire ci-dessous


NP : Eva peux tu te présenter à nos lecteurs?

Eva : Je suis metteure en scène, formée à l'université de Provence (à aix en Provence), puis à l'unité nomade de mise en scène, qui dépendait du conservatoire nationale supérieur d'art dramatique. Actuellement, je suis artiste associée au théâtre des Bernardines.
Mon théâtre est contemporain et parle du monde, beaucoup des questions liées aux origines : métissages,migration, ... je métisse aussi les disciplines artistiques, théâtre, danse, musique et vidéo.

NP : Parle-nous du projet cabaret capillaire

Eva : Cabaret capillaire! C'est un spectacle documentaire qui intègre des numéros de danse, de chant, des textes poétiques et drôles, vidéo, stylisme. Tout parle de cheveux crépus, de la relation que les femmes noires, mais aussi afro descendantes entretiennent avec leurs cheveux. Ce que cette relation raconte de l'Histoire.

NP : Quelle est l'origine de ce projet?

Eva : C'est un peu autobiographique. Après la naissance de mon fils j'ai perdu une tresse (rajout), le trou que cela a fait est resté. Une dermatologue m'a expliqué que les femmes noires et métisses souffrent souvent d'alopécie à force de porter de lourds rajouts et de défriser.
J'ai d'ailleurs ressenti moi même une grande angoisse à l'idée de devoir porter mes cheveux naturels sans artifices et ai décidé d'interroger mon angoisse.
Puis j'ai découvert les sites et blogs des militantes nappies, souvent de très jeunes filles et ai lu les livres de Juliette Sméralda.
J'ai eu envie de partager ces histoires.
Mon milieu, celui du théâtre, majoritairement "blanc", ne connait rien à nos histoires et beaucoup sont intéressés.
Par ailleurs, le théâtre auquel je suis associé est en face du quartier à Marseille où se trouvent la plupart des salons et restaurants africains. Or, il n'y a pas de connection.
Je leur ai proposé des projets qui fassent le lien. Lors d'un festival de performances :"préavis de désordre urbain", nous avons investi le salon de celle qui me coiffe depuis 20 ans avec un danseur, un artiste graphiste, et une installation vidéo. Le public, majoritairement blanc, ne connaissait pas nos pratiques capillaires.
Je disais des textes extraits du spectacle en préparation, tandis que ma coiffeuse Julie, me posait un tissage.
Ce qui est incroyable c'est que les gens pleuraient, ils ressentaient tout!

NP : le slogan de l'association Nappy Party est : "aimer sa chevelure crépue est aussi un acte militant", ce porjet à-t-il démarré de ce constat ou aboutit-il à ce constat?

Eva : Ni l'un ni l'autre, ou plutot je dirais : "aimer sa chevelure crépue peut aussi être un acte militant"

NP : Hormis l'aspect artistique, quel est l'objectif de ce spectacle?

Eva : Parler de l'Histoire, ou plutôt, montrer comment l'Histoire, que l'on soit noir, blanc ou autre s'inscrit dans notre intimité, dans le moindre de nos gestes.

NP : Penses-tu qu'une prise de conscience s'opère ou s'opérera vis à vis des dangers du défrisage (aspect socio culturel et psychologique)?

Eva : Je ne sais pas, parce que je suis dedans, du coups, le discours que j'entends majoritairement est Nappy. C'est comme lorsque l'on est enceinte, on a l'impression de ne voir que des femmes enceintes.


Prochaines représentations :

7, 8 et 9 juillet - Festvial de Marseille
théâtre des Bernardines

Vous pouvez suivre l'actualité
de cette pièce
&
de la compagnie La part du Pauvre
sur Facebook

Nous sommes impatients de voir cette pièce arriver à Paris (pour une fois nous ne sommes pas servis les premiers!). Nous irons faire un tour par le sud et nous vous ferons un petit compte rendu.








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